Au dire de monsieur Johnson, les doigts de Doug Borman se figèrent sur son clavier d'ordinateur.
— C'était vous ! s'exclama-t-il. Oh!... Excusez-moi, monsieur, je ne voulais pas vous interrompre.
— Ne vous excusez pas ! mon cher Doug, répliqua monsieur Johnson. À vrai dire, je dois vous avouer que vous m'avez donné du fil à retordre, il s'en est fallu de peu pour que vous découvrir mon subterfuge, mais sachez que j'ai eu plaisir à contrecarrer vos recherches.
Et toi, continua-t-il en s'adressant à son fils, ne vas pas t'imaginer que je l'ai fait uniquement par vengeance. Loin de moi cette idée!
— Mais pourquoi ? ... Si ce n'est pas pour cette raison.
— Par compassion, reprit-il. À cause de mon orgueil mal placé, j'ai créé bien des difficultés autour de moi. Maintenant, Sarah se retrouve seule, sans famille et sans point d'attache. Peux-tu t'imaginer à sa place, affrontant les mêmes circonstances et pratiquement sans ressources ?


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